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Les Amériques étaient-elles la véritable Atlantide ?

Par Caleb Howells

Parmi ceux qui interprètent le récit de Platon sur l’Atlantide de la manière la plus littérale possible, une théorie populaire soutient que l’Atlantide était en réalité une description des Amériques. À l’inverse, il s’agit de l’une des théories sur l’Atlantide les plus mal considérées par les chercheurs. Quelles sont les preuves supposées avancées à l’appui de cette théorie ? A-t-elle vraiment un sens ? Ou repose-t-elle davantage sur des raisonnements wishful thinking ? Cet article examinera les réponses à ces questions et à d’autres.

Carte des Amériques par Pieter van der Aa, 1714
Carte des Amériques par Pieter van der Aa, 1714

Vue d’ensemble de la théorie des Amériques

En termes simples, cette théorie interprète littéralement les chiffres figurant dans la description de Platon. Les chiffres colossaux donnés pour la taille de l’Atlantide et de ses caractéristiques, ainsi que pour sa population, son armée et autres éléments dans le récit de Platon, sont pris au pied de la lettre. Dans ces conditions, l’Atlantide doit avoir été une masse terrestre immense. Puisque les Amériques constituent la plus grande masse terrestre proche située hors de la Méditerranée, la logique voudrait que ce soit là la véritable Atlantide.

Certaines versions de cette théorie prennent également au pied de la lettre le chiffre de 9000 ans donné pour l’intervalle entre la guerre contre l’Atlantide et le moment où le prêtre égyptien raconta l’histoire à Solon. Il semble toutefois que la plupart des versions réduisent ce chiffre à une valeur bien plus réaliste.

Dans tous les cas, cette théorie affirme que l’Atlantide fut réellement un grand empire qui régna sur les Amériques et attaqua la Méditerranée en envoyant son armée à travers le détroit de Gibraltar. Cette théorie est également habituellement mobilisée pour expliquer les mouvements de certains peuples amérindiens.

Arguments en faveur de l’identification de l’Atlantide aux Amériques

Divers arguments sont avancés en faveur de l’identification de l’Atlantide aux Amériques. Cependant, la théorie repose fondamentalement sur la géographie donnée par Platon.

L’emplacement de l’Atlantide

Écrivant au quatrième siècle avant notre ère, Platon expliquait que l’Atlantide était une île située dans la mer Atlantique. Ce terme, la « mer Atlantique », est traditionnellement traduit par « océan Atlantique », en raison de l’hypothèse naturelle que c’est bien de l’océan Atlantique que parlait Platon.

Semblant confirmer cela, Platon décrivait l’Atlantide comme se trouvant « devant les colonnes d’Héraclès ». On a traditionnellement compris que cela signifiait qu’elle se trouvait au-delà de ces colonnes. Or, où se trouvaient les colonnes d’Héraclès ?

Ce terme fut appliqué à quelques endroits différents dans l’Antiquité, mais l’emplacement le plus couramment désigné par cette expression était le détroit de Gibraltar. Il s’agit de l’entrée de la Méditerranée. Ainsi, l’interprétation traditionnelle du récit de Platon a été que l’Atlantide se trouvait dans l’océan Atlantique, au-delà du détroit de Gibraltar.

Inutile de dire que les Amériques se trouvent dans l’océan Atlantique, ce qui semblerait correspondre à la description de Platon.

La taille de l’Atlantide

L’idée que l’Atlantide se trouvait hors de la Méditerranée semble également confirmée par une déclaration bien connue de la description de Platon. Dans sa description initiale de l’Atlantide, il dit ce qui suit :

« L’île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. »

La plupart des commentateurs comprennent que la « Libye » dans ce contexte désigne l’Afrique du Nord en général, et que l’« Asie » mentionnée ici renvoie à l’Asie Mineure plutôt qu’au continent asiatique tout entier. Si l’Atlantide était plus grande que l’Afrique du Nord et l’Asie Mineure réunies, alors elle ne pouvait tout simplement pas tenir dans la mer Méditerranée. Par conséquent, elle devait se trouver à l’extérieur, dans l’océan Atlantique.

De plus, cela signifie également que l’Atlantide devait être une masse terrestre gigantesque. En réalité, cela en ferait une entité de la taille d’un continent, et non une simple île.

Dans l’océan Atlantique, une seule masse terrestre correspond à cette description : les Amériques. Sur la base de ces faits essentiels, de nombreux chercheurs ont conclu que l’Atlantide devait tout simplement être identifiée aux Amériques.

Premières identifications

En fait, cette conclusion semble si intuitive que l’on trouve des traces de personnes promouvant cette idée peu après la découverte de l’Amérique. Au XVIe siècle, soit environ six décennies après la découverte de l’Amérique, Francisco López de Gómara soutint que celle-ci était l’Atlantide.

Quatre ans à peine plus tard, en 1556, l’historien Agustin de Zárate défendit également cette identification. Il exposa l’idée que les Amériques étaient à l’origine bien plus vastes, et que le continent s’étendait primitivement jusqu’au détroit de Gibraltar. Cette portion supplémentaire aurait ensuite sombré dans l’océan.

Des établissements impressionnants

L’une des conditions nécessaires pour qu’une candidate à l’identité de l’Atlantide soit prise au sérieux est la présence d’une civilisation impressionnante. Après tout, selon Platon, l’Atlantide aurait été un « grand empire ». Platon s’attarde longuement sur la description de ses bâtiments impressionnants, de ses ports et d’autres réalisations architecturales.

L’Amérique possède-t-elle quelque chose pouvant correspondre à ces descriptions ? Assurément oui. Loin de la vision dépassée d’un territoire peuplé de sauvages, les Amériques étaient remplies de civilisations hautement développées qui créèrent de nombreux établissements impressionnants.

L’attention s’est portée principalement sur la Mésoamérique et la région nord de l’Amérique du Sud. On y trouve de puissantes civilisations telles que les Incas, les Aztèques, les Mayas et d’autres. Bien entendu, les Incas et les Aztèques ont constitué leurs civilisations bien après l’époque de Platon. Ainsi, de nombreux établissements célèbres des cultures autochtones ne peuvent avoir aucun lien avec l’Atlantide.

Civilisations pré-platoniciennes

Néanmoins, certaines civilisations ont précédé l’époque de Platon. La civilisation maya en est un exemple notable. Les Mayas semblent avoir émergé comme une civilisation notable vers 1750 avant notre ère. Ils créèrent de grandes cités dotées d’ensembles templiers spectaculaires. Étant donné que Platon décrit le temple de Poséidon de l’Atlantide comme couvrant une superficie de 14 000 mètres carrés, il pourrait s’agir d’une correspondance possible.

Par ailleurs, la civilisation olmèque apparut en Mésoamérique vers 1500 avant notre ère. Comme les Mayas, les Olmèques créèrent de grands centres religieux comportant des bâtiments impressionnants, tels que la Grande Pyramide de La Venta, au Tabasco. L’idée d’une Atlantide dotée d’un « empire » conviendrait aussi bien aux Mayas qu’aux Olmèques, lesquels s’étendirent sur une zone considérable.

Chef ou roi olmèque, du site archéologique de La Venta
Chef ou roi olmèque, du site archéologique de La Venta

Platon décrit également l’Atlantide comme un centre du commerce international. Cela pourrait certainement s’appliquer à certaines civilisations du continent américain. Concernant la culture olmèque, par exemple, il existe des preuves de commerces à longue distance s’étendant sur des centaines de kilomètres. On pourrait en dire presque autant de la civilisation maya.

Un ajustement des chiffres de Platon

Il n’en reste pas moins qu’un problème évident se pose même pour ces civilisations pré-platoniciennes. Dans son récit de l’Atlantide, Platon décrit comment un prêtre égyptien dit à Solon (au début du sixième siècle avant notre ère) que les événements liés à l’Atlantide s’étaient produits 9000 ans auparavant. Cela correspondrait à environ 11 600 avant notre ère. Or, toutes ces civilisations américaines datent de bien après cette époque.

L’explication avancée repose généralement sur l’une des deux méthodes suivantes. La première consiste à supposer que lorsque le prêtre égyptien parlait d’« années », il voulait en réalité dire « mois ». Cette possibilité est appuyée par le fait que certains historiens de la Grèce antique affirmaient que les Égyptiens appelaient parfois les mois des « années ».

Si tel est le cas pour le récit de l’Atlantide, cela signifierait que les 9000 « années » seraient en réalité des mois, soit un total de 750 ans seulement. Cela situerait les événements liés à l’Atlantide vers 1340 avant notre ère, à l’âge du Bronze récent.

La seconde méthode pour expliquer le chiffre de Platon consiste à supposer que « 9000 » est une erreur pour « 900 ». La meilleure hypothèse quant à la façon dont cela a pu se produire est que cela est lié à la forme d’écriture égyptienne utilisée à l’époque de Solon. Les chiffres des centaines et des milliers possédaient tous deux des « queues », celles des centaines étant plus longues que celles des milliers. Or, parfois, les queues des milliers étaient plus longues que d’ordinaire, ce qui pouvait entraîner une confusion entre centaines et milliers.

Avec le chiffre de 900 ans, l’histoire de l’Atlantide se situerait vers 1490 avant notre ère, légèrement plus tôt dans l’âge du Bronze récent.

Objections à cette théorie

L’identification de l’Atlantide aux Amériques soulève un certain nombre de problèmes sérieux. Ces problèmes concernent la géographie, la culture, l’histoire, ainsi que diverses difficultés spécifiques.

Où se trouvait réellement l’Atlantide

La conclusion selon laquelle l’Atlantide devait se trouver dans l’océan Atlantique soulève de nombreuses difficultés. Pourtant, même si nous acceptons cette conclusion, que dit réellement Platon ? Il dit que l’Atlantide se trouvait « devant » les colonnes d’Héraclès.

L’expression « devant » traduit le mot grec « pro ». Elle est également traduite par « devant » au sens de « en face de », comme dans « l’île se trouvait devant les colonnes d’Héraclès ». Ce mot suggère une proximité étroite avec l’objet auquel il se rapporte. En l’occurrence, il suggère une proximité étroite avec les colonnes d’Héraclès.

Comme nous l’avons vu précédemment, cette théorie repose sur l’interprétation traditionnelle selon laquelle les colonnes d’Héraclès se trouvaient au détroit de Gibraltar. Si Platon s’était simplement contenté de dire que l’Atlantide se trouvait « au-delà » des colonnes, alors l’identifier à l’Amérique serait peut-être acceptable du point de vue de sa localisation.

Pourtant, le fait qu’il ait clairement décrit l’Atlantide comme se trouvant « devant » les colonnes montre qu’elle ne pouvait pas être l’Amérique, laquelle se trouve à l’autre extrémité de l’océan Atlantique.

Une explication proposée

Comme nous l’avons vu plus haut, Agustin de Zárate identifia l’Amérique à l’Atlantide. Il était manifestement conscient du problème posé par la position de l’Amérique. C’est sans doute la raison pour laquelle il soutenait que le continent américain s’étendait à l’origine bien plus à l’est, jusqu’au détroit de Gibraltar. La majeure partie du continent aurait ensuite sombré dans la mer, laissant l’Amérique telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Le problème avec cet argument est que la science géologique moderne a totalement réfuté l’idée d’un continent englouti là où se trouve aujourd’hui l’océan Atlantique. En réalité, un simple examen attentif d’une carte démontre pourquoi cela ne peut pas être vrai.

Le littoral oriental de l’Amérique du Sud correspond presque exactement au littoral occidental de l’Afrique. Il est évident que ces deux continents étaient étroitement accolés à un moment donné du passé lointain. Ainsi, il est manifeste que ce qui constitue aujourd’hui la côte orientale de l’Amérique du Sud a toujours été sa côte orientale. Il n’y a jamais eu de grande étendue de terre prolongeant les Amériques dans l’océan Atlantique et aujourd’hui engloutie.

À l’intérieur de la Méditerranée

Un autre problème avec l’idée que l’Amérique pourrait être l’Atlantide est lié à ce que Platon écrivit concernant ce qui subsistait après l’affaissement de l’Atlantide. Dans le Critias, Platon fait dire à Critias, s’adressant à Socrate :

« [L’Atlantide] devint un obstacle de boue infranchissable pour les navigateurs qui, de ce point, faisaient route vers quelque partie de la mer que ce fût. »

Il n’est pas certain que Critias soit censé citer le prêtre égyptien dans ce passage, ou qu’il soit censé employer ses propres mots. Mais dans un cas comme dans l’autre, la Grèce aussi bien que l’Égypte se trouvent en Méditerranée. Par conséquent, lorsque Critias dit que l’Atlantide devint un obstacle de boue infranchissable pour les navigateurs partant d’ici vers n’importe quelle partie de la mer, cela signifie évidemment qu’elle entravait la navigation en Méditerranée, quelque part dans la région de la Grèce ou de l’Égypte, ou des deux à la fois.

Carte de la Méditerranée, Nicolas Sanson, 1651
Carte de la Méditerranée, Nicolas Sanson, 1651

D’un autre côté, même avec la meilleure volonté du monde, rien de ce qui aurait pu arriver aux Amériques n’aurait pu entraver les navigateurs faisant route depuis la Grèce ou l’Égypte vers « quelque partie de la mer que ce fût ». L’Amérique est tout simplement trop éloignée pour être l’Atlantide du récit de Platon.

La taille des Amériques

Un autre problème avec cette théorie concernant l’Amérique est, comme le point précédent, en réalité une difficulté liée à l’interprétation traditionnelle de l’Atlantide en général. D’après l’affirmation de Platon selon laquelle l’Atlantide était « plus grande que la Libye et l’Asie réunies », les Amériques semblent bien correspondre. Cependant, Platon a en réalité employé le mot « meizon », qui signifie « plus grande ».

Ce mot peut certes signifier physiquement plus grande, mais il est souvent utilisé pour signifier « plus grande » au sens général. Se pourrait-il que le prêtre égyptien, dans le récit de Platon, ait simplement voulu dire que l’Atlantide était plus puissante que les Libyens et les Asiatiques, les deux ennemis traditionnels des Égyptiens ?

Que la taille physique n’ait jamais été visisée est évident au fait que le récit de Platon n’emploie jamais le mot désignant « continent » pour parler de l’Atlantide. Ce mot figure bien dans le passage, comme ailleurs dans les écrits de Platon, il s’agissait donc définitivement d’un mot que Platon utilisait. Or, il ne l’a jamais appliqué à l’Atlantide. Il ne l’a jamais appelée qu’une île.

Si l’Atlantide avait réellement été une masse terrestre plus vaste que l’Afrique du Nord et l’Asie Mineure réunies, il serait inexplicable qu’il l’ait appelée île plutôt que continent. L’idée qu’une masse terrestre de la taille des Amériques puisse être appelée « île » plutôt que « continent » est tout simplement invraisemblable et incompatible avec le langage de Platon.

L’absence d’une civilisation navale

Un autre problème est que, quel que soit le degré de développement des civilisations olmèque et maya vers 1500 avant notre ère, rien n’indique que l’une ou l’autre ait été une civilisation navale notable. Il est vrai que Platon n’a pas décrit le commerce en termes généraux. Il a spécifiquement présenté l’Atlantide comme étant visitée par des navires marchands venus de terres lointaines.

Ce sont en particulier les ports de l’Atlantide qui étaient censés être animés par le va-et-vient des marchands venus la visiter. Selon Platon :

« Les docks étaient pleins de trières et d’armements navals. »

S’il existe des preuves que les Mayas utilisaient des embarcations pour mener un commerce maritime le long des côtes de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique, presque toutes ces preuves datent de bien après l’époque de Platon. Les Olmèques, pour leur part, préféraient voyager le long des fleuves plutôt que des côtes.

La guerre contre la Grèce

Une autre difficulté majeure avec l’idée que l’Atlantide serait les Amériques est que tout l’enjeu du récit de l’Atlantide dans le Timée et le Critias de Platon est qu’elle mena une guerre contre la Grèce. Il ne s’agit pas d’un détail trivial que l’on peut ignorer, car c’est la raison principale pour laquelle Platon a rédigé ce récit.

Or, une civilisation basée dans les Amériques pouvait-elle mener une guerre contre les Grecs ? En situant cette guerre à l’âge du Bronze récent, comme le font la plupart des partisans de cette théorie, il n’existe tout simplement aucune preuve d’un contact notable entre les Amériques et la Méditerranée. En réalité, le consensus général parmi les universitaires est qu’il n’y a eu aucun contact whatsoever à l’âge du Bronze.

Même s’il y avait eu quelques cas isolés de contact, comme certains chercheurs le soutiennent peut-être, cela est bien insuffisant pour permettre une guerre totale. Considérons ce que décrivait Platon :

« Les hommes de l’Atlantide avaient soumis les parties de la Libye situées à l’intérieur des colonnes d’Héraclès jusqu’à l’Égypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Cette puissance immense, réunie en un seul tout, entreprit de subjuguer d’un seul coup notre pays et le vôtre, ainsi que toute la région située à l’intérieur des détroits ; alors, Solon, votre pays brilla… il vainquit et triompha des envahisseurs, préserva de l’esclavage ceux qui n’étaient pas encore soumis, et libéra généreusement nous tous, les autres, qui habitons à l’intérieur des colonnes. »

D’après ce passage, l’Atlantide tenta de mener une guerre contre la Méditerranée tout entière, l’Égypte et la Grèce comprises. Comment pourrions-nous conclure qu’une civilisation basée dans les Amériques ait pu menacer la Méditerranée à l’âge du Bronze ? Un tel concept n’est tout simplement appuyé par aucune preuve, et il n’est en rien plausible pour cette époque.

Conclusions

Cette théorie peut sembler quelque peu logique et intuitive à première vue, puisque l’Amérique est la seule masse terrestre au-delà du détroit de Gibraltar qui soit plus vaste que l’Afrique du Nord et l’Asie Mineure réunies. À première vue, elle semble correspondre aux éléments clés du récit de Platon. Pourtant, lorsqu’on examine les preuves de plus près, l’argumentation s’effondre. Le récit de Platon indique clairement que l’Atlantide devait se trouver juste devant les colonnes d’Héraclès, alors que les Amériques se trouvent à des milliers de kilomètres de là. L’idée qu’il s’agissait d’une masse terrestre de la taille d’un continent est également contredite par le fait que Platon appelle constamment l’Atlantide une île. En outre, l’idée qu’une civilisation des Amériques ait pu mener une guerre contre la Méditerranée tout entière à l’âge du Bronze est totalement incompatible avec les connaissances dont nous disposons concernant cette période.

Sources

https://atlantipedia.ie/samples/america/

https://www.britannica.com/topic/Maya-people

https://www.nationalgeographic.org/encyclopedia/olmec-civilization/

https://www.britannica.com/topic/Olmec

https://www.nationalgeographic.org/history/article/who-were-the-maya

Par Caleb Howells

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